jeudi 6 décembre 2012

L'Europe du désastre économique et social: la pauvreté, la gabegie, le non-sens



Le Prix Nobel de la Paix a été attribué à l'Europe, on peut s'en réjouir mais les guerres cycliques ont été remplacées par l'insécurité et surtout par une pauvreté qui gagne du terrain. Ainsi, tous les analystes s'accordent sur les chiffres de 11 millions de pauvres en Allemagne et 9 millions en France, pour ne parler que de ces deux pays. Alors que des voix s'étranglent sur une éventuelle nationalisation, Laurence Parisot, l'égérie du Medef prononce avec des trémolos dans la voix, le mot "scandaleux" et on a pu entendre sur une chaîne infos qu'en Asie on ressentait une intense émotion à cette perspective et, que l'on se demandait ce qui se passe en France; il faut remarquer que ces mêmes gens et tous ceux qui leur ressemblent ne s'émeuvent pas des conditions esclavagistes qui existent dans bien des usines d'Asie, de l'absence de protection des travailleurs au regard des risques chimiques, pour ne parler que de cela et,  que en ce qui concerne l'Europe, la pauvreté qui s'installe, cela n'émeut pas plus que ça. Pas de "scandaleux", pas d'émotion, pas de perte de voix, de la part des tenants du néolibéralisme financier. Silence, on mange, ramassez les miettes.




Voici un extrait du site Eurostat


Pauvreté et exclusion sociale

 Eurostat estime à 115 millions le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale dans l'UE en 2010, soit 23,4% de la population. Sont alors comptabilisées les personnes dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté et/ou en situation de privation matérielle grave* (moyenne européenne : 8%, Bulgarie et Roumanie en tête avec des proportions de 35 et 31%) et/ou vivant dans des ménages à très faible intensité de travail** (moyenne européenne : 10%, Royaume-Uni et Belgique en tête avec des proportions de 13%).

Concernant les enfants de moins de 18 ans, ceux-ci étaient 27% à être confrontés en 2010 à au moins l'une de ces trois formes de pauvreté et d'exclusion sociale.

Trois modèles sociaux

En Europe, on distingue habituellement trois types de modèle social contre la pauvreté.

Le modèle nordique de la Suède, du Danemark et de la Finlande vise à réduire le nombre de pauvres plutôt que l'intensité de la pauvreté. Il repose sur des prestations sociales universelles, les populations sont peu ciblées, les prestations sont généreuses.
Le modèle continental de la France, de l'Allemagne, de l'Autriche et de l'Espagne vise à baisser le taux et l'intensité de la pauvreté. Les prestations complètent celles du système d’assurances sociales et contribuent à sa généralisation.
Le modèle des Etats méditerranéens (Italie, Grèce, Portugal) ne permet pas de diminuer ni le taux, ni l'intensité de la pauvreté car les prestations sociales sont très faibles. Le rôle de la famille est fondamental. Ce type d'aide est difficile à évaluer.

L'émission "28 minutes d'Arte, du 28 novembre 2012 fait état de 19 millions d'enfants vivant la pauvreté dans l'UE et rappelle que pour des restrictions budgétaires, le Programme Européen d'aide au plus démunis subvenant aux besoins de 18 millions de familles sera supprimé. Il ne reste plus pour ces familles qu'une solution: crever de faim, ne plus se soigner. L'essentiel étant en cours: préserver les fermetures d'usines, renflouer les banques et prévoir des travaux pharaoniques comme les lignes à grandes vitesse, les aéroports. Il est bien connu que les pauvres se déplacent pour chercher de la nourriture.



La folie des grandeurs en Espagne


Des aéroports, une prison, un vélodrome, des cités (de la justice, de la culture, des sciences et des arts, etc.), des « ambassades » partout dans le monde... Les délires pharaoniques des dix-sept communautés autonomes d’Espagne sont responsables d’un déficit public record.
En 2011, celui-ci devait être ramené à 6% du PIB ; finalement, « il est possible » que le déficit « dépasse les 8%, mais pas de beaucoup », a estimé le ministre de l’Economie du nouveau gouvernement (conservateur) de Mariano Rajoy, Luis de Guindos.
Ce n’est pas tant la faute de l’ex-Premier ministre, le socialiste Jose Luis Rodrigues Zapatero, que celle des administrations régionales, a admis le ministre des Finances, Cristobal Montoro.
Responsables des lourds budgets de la santé et de l’éducation, certaines communautés autonomes ont profité du boom économique – qui a spectaculairement pris fin en 2008 – pour lancer des projets ruineux.
Résultat : une dette de 135,51 milliards d’euros au troisième trimestre 2011, soit 12,6% du produit intérieur brut (PIB) espagnol. Les communautés les plus endettées ? Selon la Banque d’Espagne, la très dynamique Catalogne (38,5 milliards d’euros au deuxième trimestre), et la communauté de Valence (20,5 milliards d’euros au troisième trimestre).
Revue des réalisations « narcissiques », comme on dit aujourd’hui en Espagne, des communautés autonomes.

Communauté de Valence, Castellon

Un aéroport pour les vautours


L’aéroport de Castellon, communauté de Valence, 2010 (Aerocas.com)
Présenté au public juste avant les élections régionales de mai, l’aéroport de Castellon (communauté de Valence) ne dispose pourtant pas encore des licences lui permettant d’accueillir des vols. C’est ballot, direz-vous, pour un projet mûri pendant dix ans et qui a coûté quelque 150 millions d’euros.

L’aéroport de Castellon, communauté de Valence, vue du ciel, 2010 (Aerocas.com)
Mais l’image d’une piste d’atterrissage vide ou le silence de halls d’enregistrement déserts ne sont pas si rares en Espagne. Le pays compte en effet le plus grand nombre d’aéroports commerciaux de toute l’Europe : 48 publics et 2 privés, soit l’équivalent d’un par province. En gros, c’est comme si chaque département français avait voulu un aéroport et l’avait construit. Forcément, les passagers ne suivent pas toujours. Et une dizaine d’aéroports sont vides aujourd’hui.
Le cas le plus célèbre étant celui de Ciudad Real (Castille-La Manche) qui rêvait de desservir Madrid (à 200 km) mais a vu son dernier vol décoller en octobre. Celui de Huesca (Aragon) survit grâce aux vols privés.
La piste vide de Castellon fait au moins le bonheur des vautours, embauchés, pour 90 000 euros par an, pour débarrasser la piste des lapins et oiseaux gênants.
Les premiers vols pourraient être accueillis au printemps 2012, espèrent encore ses responsables.

Aragon, Saragosse

Un réaménagement urbain... pour les apéros géants


Le site de l’exposition internationale de 2008 (Grez/Wikimedia Commons/CC)
Les Aragonais avaient laissé exploser leur joie sous l’immense Basilique de Saragosse en apprenant, en 2004, que leur capitale décrochait l’organisation de l’Expo internationale en 2008.
Centrée sur le thème de l’eau et du développement durable, elle aura au moins eu le mérite de réconcilier Saragosse avec l’Ebre, le fleuve qui la traverse, en équipant ses berges de pistes cyclables et d’agréables promenades.
Mais à 700 millions d’euros, cela fait cher le réaménagement urbain : les immeubles emblématiques construits pour l’Expo, qui n’a duré que trois mois, par des architectes de renom peinent eux à se reconvertir en bureaux. Frappées par la crise, les entreprises frileuses n’investissent pas dans de nouveaux locaux.
Dominant le fleuve, le téléphérique construit pour l’occasion a entraîné 1,7 million d’euros de pertes en 2010. Les « skaters » et les jeunes en quête de lieux pour leurs fameux « botellones “ (apéros géants en plein air) ont eux trouvé le filon avec ces grands espaces désertés, selon la presse locale.

Madrid

Le campus de la justice, toujours sous terre

La capitale espagnole rêvait d’un ‘campus de la justice’ : 200 000 m², quinze immeubles signés par les plus grands architectes internationaux (Norman Foster, Zaha Hadid, Richard Rogers...) pour accueillir 5 000 employés œuvrant dans le ‘plus grand complexe judiciaire du monde’.
Après un premier investissement de 90 millions d’euros – un dixième du coût total envisagé, selon El Mundo –, le projet est paralysé depuis 2008 avec un seul bâtiment comme maigre trophée.
Le gouvernement régional de Madrid vient d’annoncer qu’il étudiait une offre de reprise présentée par le groupe américain Carlyle.
Les autorités espèrent encore pouvoir ainsi casser tous les contrats multimillionaires passés avec les grands architectes sans (trop) se ruiner.

Galice, Saint-Jacques-de-Compostelle

Une Cité de la culture pas finie mais déjà chère à entretenir

Après onze ans de travaux, la construction des deux bâtiments qui devaient être les plus emblématiques de la Cité de la culture est stoppée, au moins jusqu’en 2014.

Cité de la culture par Peter Eisenman, Saint-Jacques de Compostelle, Galice (Luis Miguel Bugallo Sanchez/Wikimedia Commons/CC)
Lancés en 1999 par le gouvernement conservateur (Parti populaire) de Galice, les travaux de construction et d’aménagement des quatre autres immeubles, tous signés de l’Américain Peter Eisenman, ont déjà coûté plus de 400 millions d’euros, contre les 108 millions prévus au départ.
Optimistes, les concepteurs du projet pensaient inaugurer ces 60 000 m² dédiés à la culture... avant 2005.
Le seul entretien des bâtiments coûte à la région 4,5 millions d’euros par an.

Valence

Une Cité de la science et des arts au budget quadruplé


La Cité de la science et des arts par Santiago Calatrava, Valence (David Iliff/Wikimedia Commons/CC)
Conçue par l’architecte célèbre Santiago Calatrava, cette Cité, abritant notamment un musée des sciences et un opéra, a indéniablement changé le visage de Valence, ajoutant à son attrait touristique. Ce, au prix de l’explosion de son budget à 1,28 milliard d’euros – quatre fois le montant prévu.
La Banque d’Espagne a dû saisir cette année deux banques locales qui l’avaient en partie financée, la Caisse d’épargne CAM et Bancaja, forcées d’assainir leurs comptes plombés par les investissements toxiques dans l’immobilier.
La police a en outre interrogé deux anciens directeurs de la Cité de la science, sur ordre du parquet anticorruption, dans le cadre de l’enquête qui met en cause le gendre du roi Juan Carlos, Inaki Urdangarin.

Les Baléares, Palma de Majorque

Le vélodrome Palma Arena, un désastre royal

L’Espagnol Santiago Calatrava était aussi chargé de construire le vélodrome de Palma Arena à temps pour la Coupe du monde de cyclisme sur piste de 2007.

Le vélodorme Palma Arena, Palma de Majorque, (Chixoy/Wikimedia Commons/CC)
Le prix du projet a finalement doublé, jusqu’à plus de 100 millions d’euros. Un surcoût qui a attiré l’attention d’un juge d’instruction de Palma de Majorque. Et c’est en tirant les ficelles du cas Palma Arena, dans lequel l’ancien président de la région des Baléares, Jaume Matas, est soupçonné de détournement de fonds publics et de corruption, que le nom du gendre du roi Juan Carlos est (encore) apparu : Inaki Urdangarin devra témoigner devant le même juge fin février.

Asturies, Aviles

Le Centre Niemeyer, mort-né

Splendide structure curviligne blanche s’élevant sur les anciennes terres industrielles des Asturies, le centre culturel conçu par l’architecte brésilien centenaire, Oscar Niemeyer, avait été inauguré en décembre 2010 à Aviles avant d’ouvrir ses portes au public en mars 2011, au son de la clarinette de Woody Allen.

Le Centre Niemeyer, Aviles, Asturies, mars 2011 (SurfAst/Wikimedia Commons/CC)
Un an jour pour jour après son inauguration, le 15 décembre, il a fermé ses portes. Ce sont ici des disputes politiques régionales – le gouvernement ayant changé en mai dernier – qui ont forcé sa fermeture.
La région avait dû débourser 50 millions d’euros pour le construire.

Catalogne, Figueres

Une prison vide pour un million d’euros par mois

Ces derniers jours, les médias espagnols rapportent, mortifiés, un article du New York Times qui dénonce le gaspillage de la nouvelle prison de Figueres, en Catalogne.
Flambant neuve mais encore vide, au moins jusqu’à la mi-2012, son entretien et le paiement des intérêts de sa construction coûtent déjà près d’un million d’euros par mois au gouvernement catalan, dont les finances sont pourtant déjà mal en point.
Installée sur 300 000 m², dont 60 000 de bâtiments où devraient être logés jusqu’à 750 détenus, la prison a coûté quelque 108 millions d’euros.
El Pais dénonçait lui récemment un autre gaspillage : celui entraîné par l’illumination nocturne du site, apparemment digne d’un son et lumière à la Jean-Michel Jarre. La Generalitat, le gouvernement régional, a promis d’en baisser l’intensité.

Espagne

La télé de Valence, sacrément fournie !

Les dépenses de certaines télévisions régionales sont montrées du doigt, tandis que certaines communautés endettées commencent à couper dans les budgets santé et éducation.
L’on apprend ainsi que Canal 9, chaîne publique de la communauté de Valence, emploie 1 800 personnes, soit plus qu’Antena 3, Telecinco et laSexta, trois chaînes privées espagnoles, réunies.

A chaque région son ‘ ambassade ’ à l’étranger

‘Utilisez les ambassades espagnoles ou vous devrez expliquer à vos concitoyens pourquoi vous dépensez plus’, a lancé récemment le nouveau ministre des Affaires étrangères, Jose Manuel García-Margallo aux communautés qui ont installé quelque 200 bureaux à l’étranger.
L’une des plus actives dans sa politique de représentation, la Catalogne, est aussi la région la plus endettée. Celle-ci a justement annoncé fin décembre qu’elle fermait son ‘ ambassade ’ en Argentine. Il lui en reste cinq à :
  • Berlin,
  • Londres,
  • New York,
  • Bruxelles,

Cet extrait du site du Nouvel Obs est symptomatique de l'Europe du non-sens: l'Europe des délocalisations de ses moyens de production, l'Europe de la vente de son patrimoine, l'Europe ouverte à tous les vents et dans tous les domaines, l'Europe du laisser-fairisme financier dont on voit un extrait ci-dessus, les banques ont investi dans des aéroports, des cités-vitrine, pensant peut-être que le monde entier allait se faire bronzer les fesses en Espagne, manger des paellas et se cultiver les méninges. Un désastre hystérique.  

Un exemple lamentable: l'aéroport de Ciutad Real à 200 kilomètres de Madrid                              

L'aéroport de Ciutad Real en Espagne devait accueillir selon les experts, qui sont pleins d'expertises, 5 millions de passagers. On y construit la piste la plus longue d'Europe. Il a coûté un milliard d'euros, l'état a financé à hauteur de 140 millions d'euros. Seuls quelques jets privés ont utilisé ses pistes. Il est vide, il ne sert à rien. C'est une pyramide à plat.


L'aéroport de Ciutad Real: un vide sidéral, rien, nada, que dalle.
                                                                    Aussi vide que les cerveaux qui l'ont conçu


L'âge me permet des rapprochements qui ne sont pas possibles aux plus jeunes. J'ai connu l'Europe industrialisée, celle qui produisait de l'acier par exemple, l'Europe du Marché Commun, de la CEA. C'était une Europe où il faisait bon se promener. J'ai eu un choc en regardant les paysages de l'embouchure du Danube, il y a quelques jours, à la télévision. Devant ces paysages magnifiques, je me suis dit que ce continent était riche, riche de nature, riche d'hommes et de savoir-faire, riche de cultures, de villes, riches tout court. Que devient-il? Livré à une entité  coupée des citoyens, offert aux financiers du monde entier, voué à une économie chimérique des biens, des services et de la consommation, voilà l'Europe qui sombre peu à peu dans la pauvreté et la crise et qui risque d'être détruite, alors que les guerres elles-mêmes n'avaient pas réussi cet exploit macabre.
L'Europe des Lumières est peu à peu grignotée par les hydres des marchés et du capitalisme financier et l'hystérie économique des investisseurs qui après avoir construit des mirages se cassent ailleurs afin d'assouvir cette soif insatiable de fric qui nous ruine.



                 
                                                            
                                    
                                                              
France, un pays sur la voie de la pauvreté

La pauvreté cachée se voit sans tarder...Après les euphories dictées, les étoiles et les fêtes, les pompes de circonstances qui ont émaillé le pays lors de l'adoption de l'euro par exemple, voici que les chiffres sortent. La loi des marchés, les délocalisations vers l'Asie où les patrons, les grandes entreprises, on trouvé la main d'oeuvre de leur rêve et les régimes politiques adéquats, les dictats de Bruxelles, la politique insensée d'ouverture au néolibéralisme, donnent les résultats que l'on attendait: la France, comme les autres pays d'Europe s'appauvrit, selon un chiffre donné sur A2, 48% des Français s'estiment pauvres et malheureusement, les perspectives ne laissent voir aucune amélioration, malgré les quelques discours incantatoires que l'on peut entendre ici ou là: "Si l'économie américaine va mieux, si la croissance s'établit à tant..." Le pays est ruiné, endetté, en miettes, le tissu social en lambeaux, le territoire et ses biens bradés aux investisseurs étrangers, l'école,le logement, les services de santé, l'hôpital public, la justice avec ses dossiers qui jonchent les bureaux les sols même, les prisons à l'image de Beaumettes, les maisons de retraite, tout est à l'avenant et encore le citoyen n'a à sa disposition que les infos qui filtrent.
Nous avons devant nous l'échec de la politique européenne, l'échec de la dérégulation néolibérale que l'on nous a imposée et à présent il suffit de regarder. Voici un compte rendu du site de L'Expansion. Edifiant.
 
SOCIETE - La conférence nationale de lutte contre la pauvreté se tient à Paris les 10 et 11 décembre. En 2012, la Fondation Abbé Pierre évalue à plus de 3,6 millions le nombre de personnes mal logées ou sans abri.

REUTERS/Jacky Naegelen

La conférence nationale de lutte contre la pauvreté et les exclusions sociales s'ouvre ce lundi 10 décembre. Elle dure deux jours et doit aboutir à un "plan quinquennal" de lutte contre les exclusions. Un Français sur deux se considère aujourd'hui comme pauvre ou en passe de le devenir, selon un sondage publié la semaine dernière. Dix chiffres qui illustrent l'ampleur du phénomène.

8,6 millions de Français vivent avec moins de 964 euros par mois Le taux de pauvreté en France en 2010 a atteint 14,1% de la population, son plus haut niveau depuis 1997. 8,6 millions de personnes vivaient ainsi en 2010 en dessous du seuil de pauvreté monétaire (964 euros par mois), la moitié d'entre elles vivant avec moins de 781 euros par mois. Le niveau de vie médian (la moitié de la population est au-dessus, l'autre en dessous) en France métropolitaine atteignait 1.610 euros par mois en 2010. 

Un enfant sur cinq est pauvre Les moins de 18 ans sont plus particulièrement touchés: leur taux de pauvreté a progressé de 1,9 point en 2010, atteignant 19,6%. Les jeunes ne sont pas mieux lotis: la part des 18-24 ans vivant sous le seuil de pauvreté a atteint 22,5%. 19,4% des étudiants vivent sous ce seuil. Dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), le taux dépasse même 40%. Plus d'un million de jeunes sont ainsi confrontés à des situations de grande précarité.

Plus de 2 millions de travailleurs pauvres Ils seraient entre 1,9 et 3,3 millions en France, une fourchette large car les experts peinent à cerner le phénomène croissant des travailleurs pauvres, qu'ils imputent notamment au temps partiel, dans les services à la personne ou la restauration. Selon l'économiste Denis Clerc, "la pauvreté laborieuse concerne plus de 2 millions de personnes". Pour Pierre Concialdi, de l'Ires, la vérité s'établit entre 2 et 3,3 millions.

3,6 millions le nombre de personnes mal logées En 2012, la Fondation Abbé Pierre évalue à plus de 3,6 millions le nombre de personnes mal logées ou sans abri. Elle recense notamment plus de 685.000 personnes "privées de domicile personnel" (dont 133.000 sans domicile, 38.000 en chambre d'hôtel, 85.000 dans des "habitations de fortune" et 411.000 chez des tiers) et plus de 2,7 millions vivant dans des conditions de logement "très difficiles", sans confort ou dans des logements surpeuplés.

Plus d'un ménage sur cinq souffre du froid 3,8 millions de ménages en France ont un taux d'effort énergétique supérieur à 10% de leur revenu tandis que 3,5 millions déclarent souffrir du froid dans leur logement. Soit 14,8% des ménages. Cette proportion atteint 22 % chez les ménages modestes. Les ménages modestes sont surtout exposés au froid car ils cumulent des contraintes financières et un habitat peu performant. 621 000 ménages souffrent des deux formes de précarité. 

Un français sur cinq renonce à se soigner 20% des Français ont renoncé au cours des deux dernières années à des soins, ou les ont retardés, selon une enquête du Centre d'études et de connaissances sur l'opinion publique (CECOP) et l'Institut CSA. Expliquant pourquoi ils ont renoncé à se faire soigner ou ont différé des soins, 57% ont répondu "par manque d'argent", 41% "parce que le remboursement aurait été insuffisant". Selon Médecins du Monde, l'accès aux soins pour les plus pauvres s'est dégradé en 2011 et leur santé s'est détériorée: les 21 centres de soins de l'ONG en France ont accueilli 29.466 personnes et effectué 40.627 consultations (+ 5,2% depuis 2010 et + 22% depuis 2008). Parmi ces patients, 38% (24% en 2010) se sont fait soigner trop tardivement, et plus de 20% ont renoncé à des soins au cours des 12 derniers mois.
6,3 millions de personnes couvertes par les minima sociaux Pour aider les plus démunis, il existe au total une dizaine de minima sociaux afin d'assurer un revenu minimal à une personne (ou à sa famille) en situation de précarité. Ce sont des prestations sociales non contributives, c'est-à-dire qu'elles sont versées sans contrepartie de cotisations, selon la définition de l'Insee. 3,6 millions de personnes en sont allocataires, 6,3 millions si l'on inclut enfants et conjoints. Soit environ 10% de la population française. 

Des milliards d'euros de prestations sociales non réclamés Chaque année, ce sont 5,3 milliards d'euros de Revenu de solidarité active (RSA), 700 millions de couverture maladie universelle complémentaire (CMU C) et 378 millions d'euros d'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (ACS), qui, selon les estimations, ne sont pas versés à leurs ayants droit. Le non-recours aux droits sociaux est bien plus massif que son pendant, la fraude sociale, estimée à 4 milliards d'euros par an, selon le livre "L'envers de la fraude sociale", écrit par les chercheurs de l'Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), rattaché au CNRS, et publié début novembre. Ainsi, 33% des personnes éligibles au RSA socle (ex-RMI) ne le touchent pas, faute d'en avoir fait la demande. Le taux de non-recours atteint 68% pour le RSA activité.
293 millions de repas distribués
  En 2011, les Restos du coeur ont distribué 115 millions de repas à 870.000 personnes. Les banques alimentaires ont quant à elles distribué l'équivalent de 178 millions de repas à environ 750.000 personnes. Les mères seules avec enfants représentent 40% des personnes accueillies, devant les personnes âgées et les jeunes.
765.000 ménages surendettés 
  Le surendettement ne cesse de progresser: 207.700 dossiers ont été déposés en moyenne chaque année au cours des cinq dernières années. Au total, le nombre de ménages en cours de désendettement, c'est-à-dire ayant bénéficié ou étant sur le point de bénéficier de mesures destinées à remédier à leur état de surendettement, est d'environ 765.000 en septembre 2012. Entre 5 et 6 millions de personnes sont en situation d'exclusion bancaire, selon des estimations produites en décembre 2011 par la Croix rouge française notamment.
                                                                                                                
 
France, pays des Lumières et de la plus belle avenue du monde
Europe, Prix Nobel de la Paix, 2012
  Le chômage des jeunes en France     

                  
Le chômage a de nouveau augmenté en France au troisième trimestre 2012 pour atteindre désormais 9,9% de la population active en métropole et 10,3% avec les départements d'Outre-mer, avec un taux record chez les jeunes.

Le chômage a de nouveau augmenté en France au troisième trimestre 2012 pour atteindre désormais 9,9% de la population active en métropole et 10,3% avec les départements d'Outre-mer, avec un taux record chez les jeunes. | (AFP/Fred Tanneau)

Un niveau record.L'Insee a annoncé que le taux de des jeunes, en augmentation depuis quatre trimestres, touche désormais 24,2% des actifs de cette classe d'âge. Soit 671 000 jeunes entre 15 et 24 ans.

De manière générale, le chômage a de nouveau augmenté en au troisième trimestre 2012 pour atteindre désormais 9,9% de la population active en métropole et 10,3% avec les départements d'Outre-mer.
L'Institut National des études statistiques, qui a révisé à la hausse (+O,1 point) les données du deuxième trimestre, considère désormais que 2,826 millions de personnes sont au chômage en .

Les jeunes femmes les plus touchées

L'inexorable montée du chômage, mesurée par l'Insee depuis cinq trimestres, renvoie la France à un niveau de dégradation sans équivalent depuis treize ans, lorsque qu'au troisième trimestre 1999 ce taux était au même niveau. Le chômage accuse sur un an une variation de 0,7 points. Lors du léger repli observé au premier semestre 2011, il était de 9,1%.

Alors qu'entre juillet et septembre le chômage a globalement augmenté de 0,1 point, celui des 15-24 ans a bondi de 1,4 point. Une variation de cette ampleur en un trimestre est rare. Ce fut le cas notamment en 2005 et surtout, au déclenchement de la crise fin 2008. Les jeunes femmes ont plus souffert de la dégradation (+2,6 pts), les jeunes hommes moins (+0,4 pt).

Plus de 500 000 seniors au chômage

L'augmentation du chômage des seniors (plus de 50 ans) a suivi au troisième trimestre la tendance moyenne (+0,1 pt), pour atteindre 6,9%, soit 533 000 personnes. Le taux d'emploi des seniors (55-64 ans), plus nombreux à rester en activité du fait des réformes des retraites, progresse dans le même temps de plus d'un point, à 44,9% (+3,2 points en un an).

Ces chiffres trimestriels sont issus d'une projection établie à partir d'une enquête menée auprès de 100 000 personnes. L'Insee considère comme chômeurs les personnes de plus de 15 ans cherchant activement un emploi et n'ayant pas travaillé au cours de la semaine de référence de l'enquête.

Plus généralement en France métropolitaine, 3,6 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu'elles recherchent ou non activement un emploi, selon l'Insee.



LeParisien.fr
                                           

          



En France, la crise économique a frappé, en 2012, davantage les banlieues, où vivent en majorité les étrangers, notamment les familles d’origines maghrébine et africaine.



C’est la conclusion du rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) qui a révélé que le taux de pauvreté, du chômage et de la précarité n’a jamais été aussi haut que lors de ces deux dernières années.
A titre d’exemple, indique le rapport, le chômage dans les quartiers pauvres et ultra sensibles est passé de 21,9% en 2010 à 22,7% en 2011(+0,8 point), alors qu’au niveau national, il est de moins de 9,5%. Chez les jeunes de 15-24 ans, il est monté en flèche pour atteindre les 40,7%, tandis que 52,7% des jeunes de la même catégorie d’âge sont soit en étude, soit en formation. Idem également pour le chômage des seniors (+de 65 ans). Celui-ci est passé de 10,5% en 2008 à 14,9% en 2011 dans les zones urbaines sensibles.
Les immigrés, quant à eux, ont enregistré un taux de chômage plus important (26,1%) par rapport aux non-immigrés (17,6%). Inquiète, Bernadette Malgom, présidente de l’Onzus a confirmé que les habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) sont, depuis deux ans, les plus touchés par la crise économique que le reste de la population française...

                                                    
à suivre...                                                                            

mercredi 5 décembre 2012

Beauté






                                                                      


                                                                     Un clip de Bob Sinclar très réussi: c'est franchement beau

lundi 3 décembre 2012

Loin, très loin des agences de notation, Mississipi blues by RL Burnside





                                                                            Une musique anti bling bling



                                                                 Loukanikos, un militant qui n'a pas froid à la truffe