dimanche 14 novembre 2010

LE G FAIM

                                           Sans commentaire

samedi 13 novembre 2010

Le G20 plane pour nous


Voici un extrait d'un article du journal Libération qui, envers envers et contre tout, me tient compagnie depuis les années 70. J'ai souvent pesté à propos d'articles qui ne me convenaient pas, j'ai parfois boudé pendant plusieurs semaines; mais, j'y reviens toujours, et c'est  fréquemment que d'un pas allègre je m'en vais boire mon café, avec sous le bras mon Libé. Ce quotidien m'accompagne même dans mon kayak de mer, enfoncé dans un bidon étanche et il m'arrive de le lire, inconfortablement assis sur un rocher lorsque les girelles et les rouquiers me laissent tomber.

Il s'agit d' un article critique de Mathieu Lindon, sur le Libé du samedi 13 novembre, intitulé: "La-haut sur le G 20".

" Le G 20, c'est la réunion des grands de ce monde, c'est vraiment la crème de la crème qu'on retrouve là-bas et, la prochaine fois, ce sera Nicolas Sarkozy qui sera la cerise sur la crème. Pour l'instant, même le remaniement attendra. On ne dit plus " la concierge est dans l'escalier" mais "le président est au sommet", ce qui d'ailleurs est un comble pour un président au plus bas. Le G 20 est une solution contre les mauvais sondages: un petit creux? Un sommet. On comprend que tout est organisé pour nous impressionner, nous les petits de ce monde.
Ca a un côté conseil d'administation de la World Compagnie et, pour la photo de famille (ça a un vrai aspect de famille, comme on l'entend au sud de l'Italie), chacun  devrait porter un dossard avec son nom et celui de son pays car le fait est que, sinon, on ne reconnaîtra pas tout le monde. cependant, en dépit de notre ferveur et de notre confiance,on ne peut pas attendre que tout nous tombe rôti du G 20: aide -toi et le G 20 t'aidera. On a toujours la crainte que la décision importante soit de reporter la décision importante.
C'est à ça qu'on reconnaît une décision est vraiment importante: on ne la prend pas."

mardi 9 novembre 2010

Music, Habid Koité

 
                                      

Habid Koité est un chanteur malien que j'ai découvert dans le superbe montage sur Jonathan Chorn, en voici une vidéo de Youtube.Un peu de chaleur ne nous fera pas de mal et pour ma part je trouve ça très beau.

      http://www.youtube.com/watch?v=K4VRGALZdBA&feature=related  tu clics là***

"What great phrasing and delicate percussion...this amazing. " nous dit un Internaute à propos de cette musique. Et puisqu'on parle anglais, je vous signale que j'ai cliqué sur la publicité, Head and Shoulders, longueurs et pointes qui apparaît à la lecture, parce que moi ça ne m'intéresse pas vu que...enfin vous m'avez compris.

Jonathan Chorn, la beauté des êtres



Jonhatan Chorn est né dans la province de Johanesburg et a grandi pendant l'insurection puis la liquidation de l'apartheid sud- africain. Il réside à présent en Californie.Il révèle l'homme, la femme, dans leur vérité, dans un style réaliste à travers lequel apparaît la beauté insoupçonnée. Ses oeuvres ont un regard, une présence et une puissance et transmettent le message de l'humain universel.
Voici une belle vidéo où défilent en musique des réalisations,sculptures, dessins de cet artiste exceptionnel.



                                                       

lundi 8 novembre 2010

La globalisation du désastre




A l'heure du lèche-botte obligatoire de nos hommes politiques vis à vis de la Chine, étant donné que les patrons avides, carnassiers et stupides du monde occidental ont délocalisé la majeure partie de nos industries, en particulier vers l'Asie;il ne faudrait pas oublier que règnent dans cette partie du monde, le nouvel Eldorado des néo-négriers, des conditions de travail semblables à l'esclavage dont, de temps à autre la mémoire est ravivée avec les habituels trémolos médiatiques et officiels.
L'esclavage n'a jamais disparu, il est actuellement en pleine croissance et parallèlement se développent les mafias qui inondent le monde de contrefaçons, de fausses pièces de voitures et même d'avion, de faux médicaments et autres avec la complicité des gouvernements de ces pays qui luttent mollement car cette industrie du faux et du pillage technologique est créatrice d'emplois.
Ces mafias se connectent entre elles, se mondialisent, font des bénéfices colossaux qui se retrouvent dans bon nombre de banques, la mafia financière en costume cravate.
Conjointement pendant que les grandes entreprises se sucrent, que les mafieux se gavent, en vendant les chinoiseries fabriquées par des armées de travailleurs forcés et privés de droit et que les grandes enseignes et même les commerçants nous vendent à bon prix moultes marchandises plus ou moins avariées en ce qui concerne la qualité, nos sociétés s'appauvrissent, le chômage augmente, et on nous sert l'immonde plat de la rigueur pour que cela continue.
La mondialisation n'était pas inéluctable du moins pas celle-ci, c'est à dire la mondialisation des bandits et des néo-libéraux sans foi ni loi.

Parfois et pour la galerie un responsable se réveille comme Pascal Lamy ex commissaire européen ayant contribué à couler l'Europe avec le dogme insensé du libre échange sans aucune contrainte, détruisant de ce fait nos industries, reléguant notre savoir-faire aux oubliettes, réduisant à néant ou presque notre agriculture et notre élevage, instaurant la casse odieuse de notre service public.
Ainsi, Pascal Lamy devenu, directeur de l'Organisation Mondiale Commerce, le fameux OMC, bien évidemment favorablement connu de tous les salariés et pauvres du monde, a déclaré et on l'imagine l'avoir fait sans rire: " Depuis quelques années, je m'interroge sur les racines culturelles et anthropologiques du capitalisme de marché qui est intrinsèquement injuste et stresse toujours plus les ressources humaines et naturelles. Il faut tirer des leçons de la crise et analyser en profondeur ce capitalisme pour trouver des alternatives. Il faut que des sciences telles que l'anthropologie, l'ethnologie et la sociologie y contribuent."
Lamy a ensuite donné une conférence sur la mondialisation, où il a estimé qu'une globalisation respectueuse de tous contribuait à la diffusion des valeurs universelles tels que les droits humains.
Sans rire. Lamy le réveil.

Mais ne nous affolons pas car tout cela s'est passé à l'Université de Montréal où, le soudainement réveillé recevait un doctorat honoris causa.... On comprend mieux, alors les références aux sciences humaines et l'oubli soigneux de la science économique et de la politique, les servantes enragées du patronat, des grandes entreprises, des multinationales ayant émigré vers les cieux cléments du travailleur sans droit.
N'en doutons pas, notre Lamy va se rendormir comme un bébé à l'instar de certains auteurs de brûlot contre le néolibéralisme déchaîné et destructeur.
Vous vous souvenez d' un discours prononcé à Davos, à Toulon aussi. Le vent passe, le requin grandit.
                                                                                              

Voici quelques sites pour illustrer cet article, d'autres existent en grand nombre.

- La pauvreté en France :   http://www.inegalites.fr/spip.php?article270

-L'exploitation dans les usines Adidas: http://www.barons-marques.info/article.php?titre=exploitation_adidas_asie

- 33 euros par mois pour fabriquer des vêtements vendus en Europe par les grandes enseignes: http://www.liberation.fr/terre/0101650401-au-bangladesh-les-employes-du-textile-sont-prets-a-en-decoudre

-Dans les prisons du made in india: http://www.liberation.fr/economie/01012290916-dans-les-usines-prisons-du-made-in-india

Contre façon, destruction des emplois et mise en péril du consommateur:
:http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20071214.CHA4864/la_contrefacon_a_detruit_100.000_emplois_en_europe.html
 
                                                                               
"I have a dream." ( un membre du MEDEF )
     
Petit portrait de Pascal Lamy (Marianne 2-copié-collé)


   Pascal Lamy est directeur général de l'OMC. A ce titre, il mène des efforts louables depuis des années pour imposer des accords de libre échange à des pays qui n'en veulent pas. Malgré la crise, malgré son engagement socialiste, malgré l'accueil de plus en plus sceptique aux thèses de l'avantage comparatif et de la division internationale du travail, Pascal Lamy n'a jamais renoncé au néolibéralisme. Cette pugnacité et cette conscience professionnelle devrait être récompensée.Pourtant, un quarteron de diplomates aigris de l'OMC vient de refuser à Pascal Lamy sa modeste requête : contrairement à ses collègues,le Directeur général de l'OMC ne bénéficie pas du plan de retraite accordé aux autres employés; aussi exige-t-il une augmentation de 32%, soit à peine 101 000 euros. Du coup, Lamy est obligé de prélever sur son modeste salaire - 316 000 euros avec quelques avantages en nature - une mise de fond pour sa retraite.. A cette somme annuelle et rondelette s'ajoute donc un bon de 15% de celle-ci pour la cotisation à la retraite.


                                     
      
                                                             

dimanche 7 novembre 2010

La société en poudre ou le désert des Barbares


Après la société liquide, voici la société en poudre, laquelle poudre est soluble dans le liquide qui à son tour peut disparaître et ne donner que du vent. Peut-être un jour traiterai-je de la société du vent.Commençons cet article par une citation extraite , encore une fois, de cet ouvrage qui me tient à l'estomac, La Barbarie intérieure de Jean- François Mattei, intervention philosophique, PUF, 1990.

" Parmi d'autres récits, le monde moderne se laisse approcher par les deux apologues du Désert des Tartares et de La ruine de Kash. Il nous font pressentir comment la raison triomphante, dans la lumière du désert, ou les ténèbres de la ruine, a évacué l'idée de limite pour déserter le monde du sens.
La possibilité de rendre vide, arbitraire sa propre pensée fut la seule Sirène à laquelle ait obéi le pur occidental. Ulysse savait s'entourer de liens, restant ainsi dans les limites de l'humain, pour écouter le chant des Sirènes et laisser la voie,un temps au grand désir; mais il revenait ensuite à lui même, pour au bout de l'exil dans les cavernes de Calypso et de Circé, retrouver son royaume.
L'occidental a dénoué les liens de ses mythes fondateurs, ceux des dieux, du monde et des hommes, pour laisser le sujet- celui qui croit toujours commander et qui pourtant obéit l'étrange soin de régner sur son propre désert."

                             

Le désert des tartares, publié en 1940, adapté en 1976, est un roman majeur de l'écrivain et journaliste Dino Buzzati. Il s'agit d'une fable philosophico-existentielle qui raconte la "non-épopée" d'un jeune officier en quête de gloire, affecté dans un fort, au milieu du désert. Plein d'espoir et de rêve de gloire, Giovani Drogo ne voit rien venir. Cependant, il persiste à rester sur place, à vivre l'existence monotone et austère du fort.
Il s'agit donc d'un récit existentiel, une parabole de l'essence même de la vie, faite d'une perpétuelle attente, celle du"grand événement sauveur". Mais dans la vie, comme le dit Houellebecq " tout arrive, surtout rien".
Le carpe diem peut nous aider à ne pas fonder notre bonheur sur un hypothétique avenir mais plutôt à profiter du présent. C'est un principe simple mais difficile à mettre en oeuvre, l'homme passant son temps à se projeter, à attendre autre chose.
                                              




Roberto Calasso est un auteur italien, né en Toscane en 1941 qui compose des romans complexes mais populaires dans un style érudit: Le fou impur, 1974; Les ruines de Kash,1987; Les noces de Cadmos, 1988; La littérature et les Dieux, 2002. On y croise Talleyrand, Bouddha, Freud, Zeus et d'autres divinités grecques ou celtes.
Son idée maîtresse est que les Dieux étaient les hôtes d'élection de la littérature, puis ils se sont absentés, dissous, recylés dans des récits plus laïques. Le divin s'est évaporé des mots, vaincu par le social et la technologie. Calasso s'interroge sur ce qu'il en coûte à un réel sans transcendance d'envahir l 'imaginaire des humains: la place est libre pour les absolus de misère ou pour la matrice des totalitarismes faciles au sein d'une modernité désanchantée où errent des clones consuméristes et des âmes incendiées.
                       

                                  

 A suivre...