lundi 21 décembre 2009

Murmures d' Eros de Christophe Forgeot ***cliquer***


A lire sans attendre.
sans frontière de l'amour, une aventure sans virgule, de chambChristophe Forgeot, auteur de pièces de théâtre et poète, cofondateur de la revue de poésie interculturelle, Le Matin déboutonné, soutenue par Guillevic, nous entraîne dans l'univers, les régions, et les lieux re en colline, de forêt en bord de mer, de navire en prairie, de la présence fusion- fournaise à l'attente vaste comme un ciel.

Murmures d'Eros, éditions Wallada,2008.  
( en lien, sur le titre, le site des éditions Wallada)

dimanche 20 décembre 2009

Massoud Shaari, musique perse et indienne ***clic***

Massoud Shaari est un artiste iranien qui joue de la musique traditionnelle dans un répertoire élargi, de la musique vocale kurde et iranienne, médiévale et baroque.
Il a écrit également des musiques de film et se produit à l'étranger y compris en Europe.
Pour les amateurs de " musiques de la terre ", cela vaut le coup d' oreille.

samedi 19 décembre 2009

Mal de Terre ***site, Planète vivante***

La première édition de Mal de Terre est parue en 2003. Dans la postface de l'ouvrage, il est fait état d' une singulière évolution ( en deux ans). En voici les principaux éléments:

- l' évolution écologique et climatique, autrefois se faisait sentir à l' échelle de millénaires; à la fin du M.A. , celle-ci s'est établie à l'échelle de siècles; après la Seconde Guerre mondiale, à l'échelle de décennies, à présent les phénomènes se ressentent d' une année sur l'autre;

-la température moyenne depuis le début de l' ère industrielle a augmenté de 0,8°C; en France, elle est de 1°C à 1,4 ,selon que l'on soit au Nord ou au Sud du pays; les régions polaires sont particulièrement touchées; la fonte des glaciers s' accentue dans les Alpes, les Andes et même l' Hymalaya, avec les énormes conséquences que cela peut avoir;

-de nouvelles modélisations plus fiables prévoient une augmentation de 3°C et même plus pour l' Europe;

-l'accord de Kioto prévoit une réduction du CO2 de 6%, bien loin des 60 % nécessaires à la stabilisation des climats;

- l'épuisement de l'énergie fossile se précise;

- les pollutions augmentent, selon un rapport de l'UNICEF, un organisme difficilement accusable de complot, 1,6 millions d'enfants meurent chaque année de ce phénomène;

- on assiste à une réduction dramatique de la biodiversité; la France a été classée au 5ème rang mondial pour le nombre d'espèces menacées par la conférence internationale sur la biodiversité de Kuala Lumpur en Malaisie en février 2004;

-le fossé Nord -Sud de la misère s 'accroît;

- d'autres dangers climatiques se précisent, comme la probabilité d'un ralentissement du Gulf Stream, la fonte du pergélisol, dans les régions nordiques mais aussi dans nos montagnes.



Mais la conférence de Copenhague est quasiment un échec et c'est regrettable.


*****************************************************************************


Plus de 250 millions de personnes sont directement touchées par la désertification et un milliard, dans plus d’une centaine de pays sont menacées. Ce sont, en majorité, les populations les plus pauvres, les plus marginalisées et politiquement les plus faibles au monde. Par ailleurs, de nombreux camps de réfugiés sont situés en zone aride et le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) prend particulièrement en considération l’impact des réfugiés dans ces régions. Des actions sont donc entreprises afin de réduire de tels impacts : introduction de techniques agricoles améliorées, développement du secteur agro-forestier, reboisement et gestion des forêts existantes et des régions boisées, gestion de l’eau et pratiques de conservation de sol. Toutes ces activités sont activement gérées et soutenues par un programme permettant d’éveiller la prise de conscience environnementale et la participation communautaire. En effet, dans certains pays, les réfugiés et déplacés sont parfois obligés de restés dans des camps pendant plusieurs mois voire plusieurs années… Un certain nombre de pays, comme l’Ethiopie, le Soudan, le Tchad, Kenya…, bénéficient de ses programmes.



Source : CRU/UEA, UNEP/DEWA, IRD-Suds en ligne

( Pour en savoir plus clique sur le titre  afin de visiter le site Planète Vivante dont le paragraphe et la carte ci dessus sont extraits. )


*************************************************************************





vendredi 18 décembre 2009

Le mal de terre, cause et ampleur du réchauffement

A la question de savoir si le réchauffement est lié à l' activité humaine, Hubert Reeves répond qu'il s'agit là d'une question cruciale car les géologues nous ont appris que la Terre a connu de nombreuses variations de température, alternant périodes glacaires et chaudes.
A ce sujet, il faut noter , qu'aujourd'hui, un certain nombre de scientifiques nient la thèse  de l'influence de l'homme en ce qui concerne le réchauffement et qu' ils ont donné aux tenants de celle- ci, le joli non de "réchauffistes". Parmi ces contradicteurs, les "non réchauffistes" ou "refroidisseurs", comme on voudra, se trouve le très distingué Claude Allègre.
Personnellement, je suis un "réchauffiste." Mais aujourd'hui, il ne fait pas chaud.


Les inquiétudes à propos du climat sont nées en 1980, lorsque James Hansen de la NASA établit une corrélation entre l'émission de CO2 et d'autres gaz dus à la combustion du pétrole, du charbon, du gaz naturel et l'augmentation de la température du globe. Cette information fut contestée immédiatement par les ingénieurs des compagnies pétrolières.


L'alerte est donnée, les Nations Unies créent l' IPC, The International Panel on Climate Change.


En 1995,L'IPC énonce des conclusions prudentes:
"Le poids des évidences suggère une influence perceptible de l' activité humaine sur le climat global."


En 2001, ll'IPC va plus loin:
" Il y a des évidences nouvelles et plus fortes montrant que le réchauffement des cinquantes dernières années est dù à l'activité humaine."


En mai 2002,ces mêmes conclusions sont corroborées par un rapport des Nations Unies regroupant les travaux de plus de mille scientifiques du monde entier.





Au niveau de l'ampleur du réchaufement, les réponses sont incertaines.Pourtant de nombreuses méthodes se recoupent et montrent que la température s'est accrue  de 1 degré depuis le début du XXème siècle et ne donne  aujourd'hui aucun signe de stabilisation.



Les estimations à ce sujet vont de 1,5 à 5 degrés centigrades pour la fin duXXIème siècle, et il faudrait un siècle pour arrêter le processus.
A noter que lors de la dernière glaciation avec 5 degrés de moins, le niveau des mers avait baissé de 120 mètres environ. Ce qui laisse présager des changements importants en cas de chiffre haut.

jeudi 17 décembre 2009

Le moine et le philosophe, Jean- François Revel et Mathieu Ricard ***site JF Revel ***

Jardin d'hiver sur les hauteurs du Beausset


" L'échec pratique et le discrédit moral des systèmes politico-utopiques, qui est l'événement majeur de cette fin de XX ème siècle, c'est cela que j'appelle l'échec de la civilisation occidentale, dans sa partie non scientifique.
La réforme sociale devait remplacer la réforme morale, et elle a conduit au désastre, de sorte que l'on se trouve maintenant devant un vide. D'où le regain d'intérêt pour des philosophies plus modestes...qui s'explique par cette fantastique faillite des grands systèmes politiques, des grandes utopies. La science n'a aucune responsabilité dans cette catastrophe."

J-F Revel, Le moine et.... 1997, Pocket, page 237.

Cet ouvrage que je recommande est la traduction écrite du débat entre un père et son fils dont le thème est le sens de la vie.

Jean- François Revel de l'Académie Française est un ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, journaliste, écrivain et auteur de
nombreux ouvrages qui ont exercé une influence internationale.

Mathieu Ricard, docteur es Sciences, a été ordonné moine boudhiste en 1978 et a vécu dans un monastère au Népal. Il est l'interprète du Dalaï Lama depuis 1889.

" La société occidentale a davantage de moyens pour pallier les souffrances nées des conditions extérieures, mais elle manque sérieusement de moyens pour construire le bonheur intérieur."
                                                           Mathieu Ricard, ibid.

( en cliquant sur le titre accès au site de J.F Revel )

Nostalgie: Dion, The Wanderer ***clic music***

C'était l'époque où les juke-box jouaient à fond dans les bars, la musique s'entendait jusqu'aux trottoirs, dès le matin. Les mecs prenaient leur petit noir et en prenaient plein les oreilles. J'avais quatorze ans. J'allais au Lycée. Souvent revenait la même chansons, "The wanderer". Le rythme, les intonations provoquaient en moi un véritable bonheur. Allait venir le temps des filles. Le vagabondage.

mardi 15 décembre 2009

Hubert Reeves *** site,SOS TERRE***


                                                                          Hubert Reeves

Hubert Reeves est astrophysicien et directeur de recherches au CNRS. Il est bien connu, avec son allure de savant et sa connaissance prodigieuse des phénomènes cosmiques. Son premier ouvrage fut "Patience dans l'azur", suivi de nombreux autres tels que ,"Poussières d' étoiles", " L 'heure de s'enivrer " ou encore pour ne citer que ce dernier " L 'espace prend ma forme de mon regard". Des titres où la Science et Poésie se rejoignent de façon intime et cela ferait un beau sujet d'article sur ce thème, mais je suppose que c'est déjà fait et je vais me documenter sur le sujet.

Le sommet de Copenhague m' a rappelé cet ouvrage que le chercheur a publié pour la première édition en 2003 intitulé donc "Mal de terre", en collaboration avec Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, auteur du "Temps de la responsabilité" et directeur du Livre des Sagesses.


L'essai de nature scientifique est la somme, la synthèse, d' un nombre impressionnant d'études et de rapports de scientifiques du monde entier et fait le constat suivant: l'équilibre écologique et climatique de la planète est en danger, sans fioriture et sans hystérie idéologique ou de tout autre nature, ( Hubert Reeves et le philosophe qui l' interroge n' étant pas des personnes sujettes à des angoisses irraisonnées, ni connues pour faire partie d 'un quelconque groupe de pression).

Cet ouvrage est une mise en garde. Dès le prologue, l'auteur interrogé par Frédéric Lenoir énonce quelques uns des vrais problèmes à propos desquels il serait idiot de pratiquer la politique de l'autruche ou de persister dans la protection d' intérêts bien compréhensibles mais totalement irresponsables.Ce sont:

-le réchauffement de la planète;
-l'amincissement de la couche d' ozone;
-la pollution dramatique de l'air, de l'eau et des sols;
-l'épuisement des ressources naturelles;
-la disparition des forêts et des zones humides;
-l'extinction accélérée des nombreuses espèces vivantes;
-l'accumulation des déchets chimiques et nucléaires.

Cela pourrait pour une rengaine un peu pleurnicharde. Cela pourrrait faire sourire
comme ont fait sourire les premiers écologistes. Mais l'époque n'est plus aux chansonniers ni à la moquerie.


(Mal de Terre, Editions du Seuil, Points Sciences, 2005) A lire, l'édition est bon marché.

Cliquer sur le titre pour en savoir plus

jeudi 10 décembre 2009

A l'opposé de Totnes, le concept Dubaï

Fiche de lecture de l'article, le concept Dubaï,François Cusset, professeur, Professeur à Paris-Ouest-Nanterre, Libération du 4-12-2009

Le concept Dubaï se définit en extension par l' hypercapitalisme, le gigantisme immobilier, le tourisme en tant que mode de vie généralisé, avec pour corrélats des parcs d' attraction, des palaces de luxe, une station de ski en plein désert, des centres commerciaux demesurés, et cela était sensé illuminer une vaste région du monde en tant que modèle à suivre de toute urgence.
Rien n 'avait été laissé au hasard et pour le symbolique, des polders aménagés à grand frais imitent la mappemonde et une tour deux fois plus haute que les Twin Towers a été construite.
A cela s'ajoute une stricte féodalité sociologique: les uns travaillent comme esclave, les autres vivent comme des pachas, de golfs en marinas.

Le concept Dubaï devait être le phare montrant la voie nouvelle: l'alliance de l'autoritarisme politique et de l' ultralibéralisme économique se plaçant à l'opposé de l'histoire collective, du progrès social et de l'existence d' une classe moyenne.
Dubaï devait être le lieu facile des puissants.

Mais Dubaï est en train de faire faillite. Elle est en passe de s'écrouler comme un château de cartes, sous le poids de la dette conjuguée à la récession mondiale: tourisme, finance et immobilier sont touchés de plein fouet...

-

Est-ce pour autant la fin du modèle post -étatique, antidémocratique et hyperconsumériste?

On peut en douter, comme l' hydre, le capitalisme se remet des accidents ( on ne peut pas en dire autant des simples citoyens ) et surtout " Dubaï est partout ".
Ce concept constitue l'horizon du régime néolibéral et ultrasécuritaire sous lequel vit la plus grande partie du globe et apparaît comme le prolongement concret du libéralisme dédridé mis en place depuis 25 ans dont les maximes sont:


-exciter chez chacun la libido de l'entrepreneur,
-afficher un luxe de pacotille accessible à tous,
- mobiliser des armés d'esclaves du capital
-éloigner le consommateur de toute maîtrise de sa vie,
-abolir tout obstacle à la logique du profit ( état et conscience sociale).

Ce sont les rèles d'or de la production de richesse sans considération humaniste et selon les tyrans économiques et financiers, il n' y aurait pas d' autre alternative.




lundi 7 décembre 2009

Totnes, la ville de l'après pétrole. *** site, Totness in english***


Fiche de lecture d'un article de Laure Noualhat, Totnes, la clé anglaise pour l' après- pétrole, Libération du 4-12-2009.

Les transitionners sont des activistes qui oeuvrent pour la transformation, la transition des villes avec en point de mire la fin du tout- pétrole. Ces militants, comme le dit justement la rédactrice, n'ont pas attendu Copenhague pour mettre en place des pratiques salvatrices. A l' image de leur chef de file, Rob Hobkins, ils sont convaincus que la fin de l'addiction est possible et ils sont donc passés aux actes.
"Leur labo à ciel ouvert" est Totness dans Le Devon en Angleterre, une région déjà acquise aux modes de vie alternatifs. Sa petite taille est propice à l' expérimentation et l'ambiance est paraît-il carrément " biobios.
Un  plan de descente énergétique" a été mis en place selon les préceptes inscrits dans le livre vert de R. Hopkins, " The transition Handbook" qui prêche plus la résilience que la rupture.
En deux décennies la ville devrait fonctionner sans pétrole en ayant relocalisé ses activités et ses moyens de subsistance selon un plan évolutif et sectorisé (agriculture, alimentation, transport...).
Un des premiers objectifs est de combattre les " foods-miles" en produisant et en consommant local. Des parcelles sont attribuées par exemple aux familles qui peuvent ainsi se livrer à la culture vivrière et de cette façon des amandiers, des chataîgniers, ont été plantés pour constituer un héritage local.
Par ailleurs un groupe " économie et résilience " a créé une monnaie qui a du mal à démarrer mais tout cela est indispensable pour l' avenir et fortement relayé par le mouvement "locavore", les AMAP, les systèmes d' échange qui se développent en France et à l' étranger.

Le site accessible à partir du titre est en anglais mais bon, il faut faire un effort de traduction, à vos dicos!

vendredi 4 décembre 2009

Comment le mirage banquaire se produit ? histoire de l' argent, de l'orfèvre la banque à la bulle généralisée du crédit. ***



Ce lien dirige vers un document explicatif, avec illustrations, schémas, citations qui permet de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Une histoire de l' argent est présentée, une histoire de la banque, du crédit, de l'apparition de la monnaie numérique.
On y apprend que nos dépots sont des prêts aux banques, que celles-ci prêtent de l' argent qu' elles n 'ont pas ?
Une question fondamentale est posée: pourquoi en dépit de toutes nos ressources, de notre technicité, du travail accompli dans les sociétés, nous sommes tous, particuliers et nations endettés vis à vis de gens qui ne font rien d' autre que de distibuer de l' argent- dette ?

La planète entière, des pays riches aux pays émergents, est dans une dette perpétuelle impayable qui demande de plus en plus d'exploitation des ressources humaines et naturelles afin d' éviter l' effondrement.

 Le temps est venu de poser les vrais questions sur le système financier qui met bien des particuliers, des entreprises, des nations sur la paille ou au bord de la faillite et cela encore une fois dans le monde entier.

Ce documentaire le fait.   Cliquer sur le titre pour regarder l'émission

A regarder urgemment!


Voici deux citations qui en sont extraites :

" Quand une personne commence à voir l' image globale: l' absurdité tragique de notre situation est presque incroyable..."

Robert H. Hemphill, gestionnaire du crédit, Fédéral Reserve Bank, Atlanta, Georgia.



" Je n'ai jamais vu personne encore qui puisse par la logique ou la raison, justifier que le gouvernement fédéral emprunte son propre argent. J'espère que le temps viendra où les gens demanderont que cela change. Je crois que le temps viendra où l'on sera blâmé, vous et moi, et tous les autres membres du congrés pour n' avoir rien fait et avoir laisser subsister ce système idiot. "

Wrigt Patman,membre du Congrés.




mardi 1 décembre 2009

Fiche de lecture d'un article du Libération du 1- 12-2009 - Qui seront les gagnants de la crise?


Pas les salariés a-t-on envie de répondre à l'auteur, Thomas Picketty , professeur et directeur d'études à l' Ecole d'Economie de Paris, et cela sans avoir lu l'article...

 L'auteur pose la question suivante: "Quels seront les effets de la crise financière mondiale de 2007- 2009 sur la répartition des richesses ? ".
Cette crise selon son analyse ne débouchera pas sur une réduction des inégalités car contrairement aux détenteurs du patrimoine, les salariés, nous y sommes, seront touchés durablement et en particulier par le chômage.

L'effet d'une crise est en principe la réduction des inégalités entre la classe moyenne et supérieure, et un accroissement de celles-ci entre la première et la classe constituant les revenus les plus faibles. Ainsi, la crise de 29 a vu une chute des revenus les plus élevés, les 10%  constituant 50% de la richesse en 1928: ceux-ci s'abaissèrent à 45% dans les années 30, pour ne constituer plus que 35% dans les années 50-60.
Ce "record inégalitaire" de 1928 a été rattrapé en 2007. Les études qui décrivent l'évolution annuelle des inégalités dans les 23 pays les plus développés démontrent que les crises financières n'ont plus d'effets sur la réduction des inégalités:
-la crise suédoise de 1991- 93 n' a apporté aucun changement à la concentration croissante des revenus du patrimoine;
-la crise asiatique de 1997- 98 provoqua même un accroissement de 10% du capital des plus fortunés...

 L'explication serait que les plus aisés parviennent mieux à tirer profit du chaos financier: si on possède 1 million d'euros et à plus forte raison 10 ou 100 millions, on a plus de ressources pour rémumérer des intermédiaires financiers que lorsqu'on possède moins, (on a plus de moyens pour délocaliser ou même pour s'expatrier dans des zones plus rentables et cela l'auteur ne le dit pas explicitement à ce niveau de l' analyse ).

 Ce mécanisme est à l'oeuvre actuellement ( voir l'insolente santé des banques ).
 " L'accès à la générosité publique favorise des redistributions à l'envers."
 A la suite de 1929, les gouvernements avaient demandé des comptes à ceux qui s' étaient enrichis en précipitant les pays dans la misère. Avaient été mis en place, à l'époque des impôts plus élevés sur les bénéfices,et une fiscalité plus forte sur les revenus du patrimoine, des régulations financières, le blocage des loyers, des nationalisations.
 Ces réponses ont été à l'origine d'une réduction historique des inégalités, selon l'expression de l'auteur. Aujourd'hui, protégé par une technicité plus opaque, le capitalisme instable, inégalitaire, provoque des catastrophes.

" De nouvelles crises sont nécessaires pour que les gouvernements en prennent
pleinement conscience. "