Affichage des articles dont le libellé est La pensée calculante. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La pensée calculante. Afficher tous les articles
lundi 2 novembre 2009
La pensée calculante(suite) La religion de l'économie et ses stigmates
Le lien affiché concerne la théorie marxiste, ce qui peut paraître rétrograde mais le libéralisme d'aujourd'hui ne l'est il pas à son tour ? Je pense que l'on peut faire un détour par Marx pour comprendre et avoir des arguments critiques face à la religion de l'économie dont voici quelques traits parmi les plus marquants:
- une société d'opulence avec toujours plus de chômeurs;
-la logique concurentielle comme norme ou éthique de vie;
-une impression de rareté créée sur des marchés saturés;
-un blocus social (rares sont les conflits qui aboutissent);
-la compétition interne dans les entreprises et une pression accrue sur les salariés (dont on a vu les tragiques effets ces jours derniers);
-l' acharnement à battre le voisin.
"Dans la mesure où l'activité de l'Etat vise à la stabilité et à la croissance du système économique, la politique prend un caractère négatif: elle oriente son action de façon à éliminer les dysfonctionnements, et non pas de façon à réaliser des finalités pratiques.
La politique de type ancien était tenue de se déterminer par rapport à des buts pratiques... l'idée d'une vie bonne faisait l'objet d'interprétations qui étaient tournées vers des relations d'interactions. La progammation qui prévaut aujourd'hui ne concerne plus que le fonctionnement d'un système..."
Junger Habermas, La technique et la science comme idéologie, 1997.
L'actualité offre un bel exemple de réforme allant dans le sens de cette religion économique: la réforme de la taxe professionnelle défendue avec le plus grand des cynismes par les porte - voix ( je n'ai pas écrit porte- flingue ) du gouvernement. A terme le citoyen un tant soit peut averti sent poindre l'inévitable augmentation des impôts locaux puisque les collectivités territoriales perdront un
volet important de leur financement ( à suivre pour bientôt l 'Assemblée des Maires de France ).
jeudi 29 octobre 2009
La pensée calculante( suite)
S'il faut bien considérer les aspects négatifs de la technique, il semble que sans celle-ci, il n'y ait pas d' humanité. La technique est fondatrice de l'humanité au même titre que la parole ou la vie en société.
"Il n'est pas de nature de l'homme qu'on pourrait opposer à la technique.Non seulement, l'homme est essentiellement technicien, mais il est lui-même le produit de sa propre artificialisation ou technisation. L'aptitude de l'homme à manipuler son environnement en a fait inextricablement un producteur de paroles et d'outils"
D. Bourg, L'homme artifice. le sens de la technique, 1996
L'homme se caractérise par un projet de faire: en amont, il y a ce qui répond à l'angoisse devant l'infaisable; en aval, le désir de faire jusqu'à ses propres limites. Une impulsion qui pousse à " trans- faire". En psychanalyse le transfert est le mécanisme qui fait le non-dit de l'un et de l'autre. De la même façon,les techniques instaurent un espace où les fantasmes des uns et des autres peuvent se dire, se transférer. Par la technique, il y a une tentative de produire un faire pour atteindre un au-delà qui échappe.
Les bouleversements de la technique peuvent mettre en cause le principe du droit au travail.(un certain nombre de sociétés transnationales brassent un quart des bénéfices mondiaux sans pour cela créer de emplois en proportion- fait dénoncé par les alter- mondialistes au sommet de l'OMC à Seattle).Cela est formulé aussi par le sociologue américain Jérémy Rifking, La fin du travail, 1997.
"Depuis la dépression des années trente, jamais le chômage n'a été aussi élevé. Les technologies de l'information envahissent la distibution,les banques, les tranports, l'agriculture, ou l'administation après avoir submergé l'industrie. Beaucoup de postes d'ouvriers, secrétaires, réceptionnistes,vendeurs, grossistes ou petits cadres sont condamnés.Quant aux jobs créés,ils sont surtout temporaires et souvent mal payés."
Une société duale s'installe: une élite contrôlant une économie de plus en plus internationnalisée, de l'autre, un nombre croissant de salariés dont les emplois sont en danger permanent de délocalisation et sont souvent dénués de sens dans un univers automatisé.
"Le travail n'est plus au fondement de notre société. Il n'est plus qu'un souci annexe de rentabilité des capitaux. A bien des égards celui qui travaille est même devenu une gêne, un grain de sable dans la machine à produire du profit."
Viviane Forrester, L'horreur économique,1996.
"Il n'est pas de nature de l'homme qu'on pourrait opposer à la technique.Non seulement, l'homme est essentiellement technicien, mais il est lui-même le produit de sa propre artificialisation ou technisation. L'aptitude de l'homme à manipuler son environnement en a fait inextricablement un producteur de paroles et d'outils"
D. Bourg, L'homme artifice. le sens de la technique, 1996
L'homme se caractérise par un projet de faire: en amont, il y a ce qui répond à l'angoisse devant l'infaisable; en aval, le désir de faire jusqu'à ses propres limites. Une impulsion qui pousse à " trans- faire". En psychanalyse le transfert est le mécanisme qui fait le non-dit de l'un et de l'autre. De la même façon,les techniques instaurent un espace où les fantasmes des uns et des autres peuvent se dire, se transférer. Par la technique, il y a une tentative de produire un faire pour atteindre un au-delà qui échappe.
Les bouleversements de la technique peuvent mettre en cause le principe du droit au travail.(un certain nombre de sociétés transnationales brassent un quart des bénéfices mondiaux sans pour cela créer de emplois en proportion- fait dénoncé par les alter- mondialistes au sommet de l'OMC à Seattle).Cela est formulé aussi par le sociologue américain Jérémy Rifking, La fin du travail, 1997.
"Depuis la dépression des années trente, jamais le chômage n'a été aussi élevé. Les technologies de l'information envahissent la distibution,les banques, les tranports, l'agriculture, ou l'administation après avoir submergé l'industrie. Beaucoup de postes d'ouvriers, secrétaires, réceptionnistes,vendeurs, grossistes ou petits cadres sont condamnés.Quant aux jobs créés,ils sont surtout temporaires et souvent mal payés."
Une société duale s'installe: une élite contrôlant une économie de plus en plus internationnalisée, de l'autre, un nombre croissant de salariés dont les emplois sont en danger permanent de délocalisation et sont souvent dénués de sens dans un univers automatisé.
"Le travail n'est plus au fondement de notre société. Il n'est plus qu'un souci annexe de rentabilité des capitaux. A bien des égards celui qui travaille est même devenu une gêne, un grain de sable dans la machine à produire du profit."
Viviane Forrester, L'horreur économique,1996.
Inscription à :
Articles (Atom)

